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22 June 2026Leaply Team4 min read

Comment aider votre enfant à rester concentré plus longtemps

Comment aider votre enfant à rester concentré plus longtemps

Vous êtes à la réunion parents-professeurs, et l'enseignant vous le dit avec douceur : « Il est tellement intelligent… mais il n'arrive tout simplement pas à rester tranquille. » Vous êtes à la table des devoirs, et ce même enfant qui, hier encore, vous expliquait l'intrigue d'un livre entier, n'arrive pas aujourd'hui à résoudre trois exercices de maths. Il est 8 h 14, vous êtes devant la porte d’entrée, et l’enfant qui sait réciter par cœur le nom de toutes les planètes a encore oublié sa boîte à goûter.

Si tout cela vous semble familier, sachez que votre enfant n’est ni paresseux, ni négligent. Chez les enfants brillants, l’intelligence se développe souvent plus vite que la maîtrise de soi : la partie du cerveau chargée de la réflexion arrive à maturité avant celle qui sert de « frein ». Ce qui ressemble à un manque de volonté n’est, bien souvent, qu’une incapacité pour le moment.

Pour aider votre enfant à se concentrer, il faut d'une part comprendre ce qui se passe dans son cerveau, et d'autre part déterminer quels types d'activités quotidiennes ont un impact réel sur sa capacité d'attention. Ce guide aborde ces deux aspects et vous propose des mesures que vous pouvez mettre en œuvre dès cette semaine.

Points clés à retenir

  • Un enfant qui a du mal à se concentrer n'est ni paresseux ni négligent : son esprit mûrit plus vite que sa capacité à se maîtriser.
  • La concentration repose sur trois capacités cérébrales : la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur et la flexibilité cognitive — qui continuent toutes à se développer tout au long de l'enfance.
  • Les exercices quotidiens les plus efficaces sont courts, axés sur le corps et adaptés à l'âge — pas d'écrans, pas de chronomètres, pas de « faire plus d'efforts ».
  • Les plus jeunes (3 à 6 ans) ont besoin d'un entraînement sous forme de jeu ; les plus grands (7 à 9 ans et plus) peuvent suivre un exercice court et bien défini.
Une photo photoréaliste d'une fillette de 6 ans aux cheveux bouclés foncés, assise sur un canapé confortable et moelleux dans un salon baigné de soleil.

Pourquoi la concentration met-elle plus de temps à s'installer que la réflexion ?

Lorsque les parents nous disent que leur enfant est intelligent mais qu’il a du mal à se concentrer, ils décrivent un phénomène courant et bien documenté — qui relève du développement et non du comportement.

On parle alors de « développement asynchrone ». Une intelligence vive peut devancer les mécanismes de régulation qui permettent de maintenir la concentration, de maîtriser les impulsions et de ramener l’enfant à sa tâche lorsqu’il se laisse distraire. Ces deux rythmes ne sont pas censés coïncider. Mais lorsqu’ils ne coïncident pas, c’est précisément ce décalage que les parents constatent à la table des devoirs.

Les examens d'imagerie cérébrale le confirment. A étude de référence en IRM ont suivi la maturation corticale à partir de l'âge de 4 ans et ont constaté que les régions préfrontales (concentration, contrôle des impulsions, passage d'une tâche à l'autre) mûrissent en dernier, bien après les zones impliquées dans la perception et le langage. Il s'agit d'une caractéristique de ce processus, et non d'un défaut.

La réflexion est rapide, mais le frein fonctionne encore à l'ancienne. Le casse-tête qui prend deux minutes et la feuille de calcul qui en prend quarante sollicitent le même cerveau, mais font appel à des parties différentes de celui-ci.

Pour certains enfants, il existe également une couche de stimuli. Une classe animée, la lumière fluorescente, le bruit de fond, un frère ou une sœur qui se déplace dans la pièce… La surcharge sensorielle peut réduire encore davantage une fenêtre d’attention déjà étroite. Les stimuli sensoriels et le développement asynchrone peuvent se cumuler, et un enfant peut sembler « facilement distrait » alors qu’en réalité, il reçoit simplement plus d’informations que son mécanisme de régulation ne peut en gérer.

Comment fonctionne la concentration dans le cerveau d'un enfant — les régions préfrontales et le « frein »

En quoi consiste réellement la concentration dans le cerveau d'un enfant ?

La concentration n'est pas une seule compétence, mais trois qui fonctionnent ensemble.

  • Le premier est mémoire de travail: la capacité à garder la tâche à l'esprit (« Je suis en train de résoudre le deuxième exercice de maths ») suffisamment longtemps pour la mener à bien.
  • Le deuxième est contrôle inhibiteur: ne pas se laisser distraire par chaque élément intéressant — l'oiseau derrière la fenêtre, le frère ou la sœur qui passe devant la fenêtre, la pensée qui s'éloigne de deux pas de la tâche à accomplir.
  • Le troisième est flexibilité cognitive: savoir s'adapter quand il le faut sans se laisser déstabiliser lorsque les plans changent.

Ensemble, ces trois éléments relèvent de la fonction exécutive. Ils se situent dans les régions préfrontales du cerveau — la partie qui continue à se développer tout au long de l'enfance et jusqu'au début de la vingtaine. Ce n'est pas un défaut ; c'est simplement le déroulement normal des choses.

Une critique parue dans Neurosciences cognitives du développement a comparé les données scientifiques étayant les différentes méthodes de développement des fonctions exécutives chez les enfants. La conclusion était sans équivoque : les approches fondées sur le mouvement, le jeu et la pratique au quotidien sont celles qui bénéficient du plus grand soutien. L’« entraînement cérébral » informatisé à lui seul — celui qui promet d’améliorer la concentration via un écran — a des effets bien plus limités.

Ce que cela signifie pour vous : pour développer la concentration, il ne s'agit pas d'augmenter la pression, mais d'introduire le bon type d'exercices au bon âge.

Un enfant peut-il se concentrer sans médicaments ?

Cette question revient si souvent qu'elle mérite une réponse honnête, et non une esquive.

Oui — pour de nombreux enfants, une pratique quotidienne contribue de manière significative à développer la capacité nécessaire à la concentration. Petit exercice axé sur le mouvement, des routines prévisibles, des exercices adaptés à l'âge de l'enfant, un sommeil suffisant et une alimentation qui alimente réellement le cerveau. De nombreux parents constatent des changements dès les premières semaines d'entraînement régulier.

Pour certains enfants, ces activités quotidiennes constituent une solution à part entière. Pour d’autres, elles constituent un élément parmi d’autres, à associer à d’autres mesures de soutien qu’un pédiatre ou un spécialiste pourrait recommander.

Nous ne prenons pas position sur la question des médicaments — c'est un sujet qui relève du dialogue entre la famille et les professionnels de santé qui connaissent l'enfant. En revanche, nous prenons position sur la pratique quotidienne : c'est souvent cet aspect qui fait défaut.

La question suivante est de savoir quelle activité pratiquer, et à quel âge.

Comment améliorer la concentration chez les enfants — des exercices quotidiens adaptés à chaque tranche d'âge : de 3 à 6 ans et de 7 à 9 ans et plus

Comment améliorer la concentration chez les enfants — des exercices quotidiens adaptés à chaque âge

Ce qui fonctionne pour un enfant de 4 ans et ce qui fonctionne pour un enfant de 9 ans ne sont pas simplement la même méthode adaptée à des niveaux différents : ce sont des méthodes différentes. La manière d'améliorer la concentration des enfants dépend de leur âge, et essayer d'appliquer à un jeune cerveau des outils destinés à des enfants plus âgés se retourne contre soi.

Comment aider votre enfant de 3 à 6 ans à se concentrer

À cet âge, la capacité de concentration se mesure en minutes, et non en périodes. Ce mécanisme est encore en phase de développement ; une concentration prolongée, qui exige de rester assis sans bouger, n’est pas encore adaptée à son stade de développement — et l’exiger a tendance à rendre la minute suivante plus difficile, et non plus facile.

L'exercice qui fonctionne entre 3 et 6 ans est le « jeu de la concentration de deux minutes ». Choisissez une petite activité physique : une séquence de toucher avec les doigts, une marche d'animal à travers la pièce jusqu'à une chaise, ou se tenir en équilibre sur un pied tout en racontant le prochain élément dont ils se souviennent d'une histoire préférée. Quelques minutes. Une fois par jour. L’objectif est de mettre des mots sur ce que l’on ressent physiquement lorsqu’on est concentré, afin que le cerveau puisse retrouver cet état par lui-même.

Une règle souple : faites-le avec eux. À cet âge, l’important, c’est de faire les choses ensemble. Cette pratique repose pour moitié sur le cerveau et pour moitié sur la synchronisation avec le système nerveux de la personne à côté d’eux.

Comment aider votre enfant de 7 à 9 ans et plus à se concentrer

La fenêtre s'est élargie, mais elle reste partielle. La réactivité s'accélère, et on observe une réelle concentration par moments — mais le contrôle inhibiteur en situation de stress (pièce bruyante, tâche difficile, manque de sommeil) reste le premier à faiblir.

L'exercice qui fonctionne bien chez les enfants de 7 à 9 ans et plus est l'exercice « nommer et faire » de 5 minutes. L'enfant énonce à voix haute ce sur quoi il va se concentrer (« Je vais faire les trois premiers exercices de maths »), lance un compte à rebours de cinq minutes, puis, à la fin, explique ce qu'il a remarqué concernant sa propre concentration (« Je me suis laissé distraire quand mon frère est entré »).

La phase de « pré-dénomination » mobilise les régions préfrontales avant même que la tâche ne commence. La phase de « post-dénomination » développe la dimension métacognitive — c'est-à-dire la capacité à observer sa propre attention —, qui constitue en réalité la base de la concentration chez les enfants plus âgés.

À cet âge, on peut organiser un petit exercice. Ils ne supportent pas la pression. Présentez l'exercice en disant « observons », plutôt que « mesurons ». L'observation, c'est l'exercice en soi.

Exercices de fonctions exécutives que les enfants peuvent faire à la maison — pratique quotidienne d'activités physiques

Exercices de fonctions exécutives que les enfants peuvent faire à la maison

Les fonctions exécutives ne s'acquièrent pas derrière un bureau. Elles s'acquièrent par le corps, au fil de courtes répétitions, dans le cadre de situations qui se produisent déjà à la maison. Le Centre de Harvard sur le développement de l'enfant décrit les fonctions exécutives comme un ensemble de compétences acquises au fil d'interactions quotidiennes répétées — ce qui correspond exactement au type d'apport que procurent ces exercices.

Ces exercices sont courts. La plupart ne prennent que quelques minutes. Vous pouvez les faire entre le petit-déjeuner et le moment où vous emmenez les enfants à l'école.

  • Mouvements croisés — contrôle inhibiteur + traitement bilatéral. La main opposée touche le genou opposé, lentement, le regard suivant le mouvement de la main. Cela sollicite les deux hémisphères cérébraux simultanément — les mêmes circuits qui maintiennent le frein activé lorsque le bruit ambiant augmente.
  • « Lazy 8 » — concentration + suivi visuel. Tracez un 8 horizontal dans l'air avec votre doigt ; vos yeux suivent le mouvement. Le fait de croiser la ligne médiane visuelle mobilise l'attention tout en maintenant le corps détendu — un exercice utile juste avant de faire ses devoirs.
  • Le jeu « Stop and Name » — mémoire de travail + flexibilité cognitive. Pendant le jeu libre, vous dites « stop » ; l’enfant explique ce qu’il était en train de faire, puis choisit de continuer ou de passer à autre chose. Cela permet de créer un décalage entre l’impulsion et l’action.
  • Respiration abdominale à deux — la couche de régulation. Six respirations lentes, ensemble — la main de votre enfant posée sur votre ventre, la vôtre sur la sienne. Cela élargit la « fenêtre de tolérance » dans laquelle la concentration doit s’inscrire.

Pour découvrir une sélection plus complète d'activités courtes et axées sur le corps, destinées à stimuler la concentration des enfants, consultez notre Guide des pauses cérébrales les regroupe par objectif — se recentrer, se ressourcer, se détendre — et propose des conseils pratiques pour chacun d’entre eux.

Comment aider votre enfant à se concentrer — écran du quiz sur le plan personnalisé
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Notre Programme d'exercices d'activation cérébrale pour les enfants Commencez par le domaine sur lequel vous souhaitez travailler : de courtes séances quotidiennes que vous pourrez adapter au fur et à mesure.

Quand la pratique quotidienne ne suffit pas

Une pratique quotidienne permet de renforcer ses capacités. Elle ne remplace toutefois pas les soins prodigués par des spécialistes.

Si vous constatez des difficultés persistantes et importantes à se concentrer, associées à des troubles du sommeil, à des sautes d'humeur ou à des difficultés qui ne s'atténuent pas après plusieurs semaines de pratique régulière, la situation est différente : il serait peut-être judicieux de consulter votre pédiatre.

La question n'est pas de savoir s'il y a un problème. Il s'agit plutôt de déterminer quel type d'aide est le plus adapté.

Foire aux questions

Why can't my child focus?
Bright cognition often develops faster than self-control. The thinking part of the brain matures earlier than the brake — the circuitry that holds focus, ignores distractions, and switches tasks without falling apart. Watching your child finish a puzzle in two minutes but lose focus during homework is often that gap.
How can I help my child focus at home?
Movement-based practices like cross-crawls, lazy 8s, and stop-and-name games build the brain circuitry behind focus more directly than worksheets, timers, or "trying harder" do.
At what age should I be concerned about my child's focus?
Focus develops on a wide curve through childhood, and what looks like a focus problem at 5 often resolves on its own by 7. The concern is less about age and more about pattern — if focus difficulty sits alongside sleep, mood, or social struggles for weeks, that's the moment to talk to a paediatrician.

D'où vient réellement la concentration ?

Un enfant intelligent qui a du mal à se concentrer n'est ni paresseux ni négligent. Son système de freinage n'est pas encore au point — et la meilleure chose que vous puissiez faire est de lui proposer les exercices adaptés, au bon âge, tous les jours.

Court. Axé sur le corps. À faire ensemble. Deux minutes en deviennent cinq, puis cinq minutes se transforment en une heure de devoirs qui ne se termine pas en larmes. Le travail qui permet de se concentrer plus tard, c’est celui que l’on fait maintenant, par petits moments, avant le moment où cette concentration est nécessaire.

Pour améliorer la concentration des enfants, il ne suffit pas de régler le minuteur sur un temps plus court ou d’augmenter le volume des rappels. Il s’agit plutôt d’un travail quotidien qui permet de renforcer progressivement ce que le cerveau apprend encore à retenir.

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